Première Etude :

Pour exorciser nos peurs mangeons-les !

Performances culinaires

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Le Stromboli

Deux Siciliens en « Marcel », arrivent portant à même l’épaule une table sur laquelle repose
une montagne sombre. Un volcan fait de riz noir, de haricots noirs et de seiches noires. De cette masse sombre s’échappent des fumées. La table est déposée au milieu des convives.

Le Stromboli est un plat qui se mange chaud. Les cuillères attaquent le volcan. Elles fouillent la montagne. Elles sondent le cratère, libérant une coulée de lave rouge sang, lampées brûlantes de poivron rouge qui rampent le long des flancs du volcan.
Les invités recueillent des échantillons sur une assiette d’ardoise. On dévore le Stromboli en songeant à la rudesse et à la brutalité du « Stromboli, île de Dieu », le film de Roberto Rossellini qui immortalisa ce volcan qui crache sa colère depuis 2500 ans.

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Le drame de l’Erika

On pourrait tout aussi bien l’appeler, le drame de la plate-forme BP.
Dans les coupes, un jus de coco bleui au curaçao évoque l’océan. Sur cet océan, flotte un iceberg immaculé fait de blancs d’œufs battus et sucrés….


Soudain, un verre de mélasse noire vient perturber cette quiétude. Étrange perversion, la mélasse en s’infiltrant dans cette mer de curaçao, rend la tragédie
délicieuse.

Photos Régine Abadia

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La cité engloutie

En écho à la mise en eau, l’année dernière, du Barrage des 3 gorges en Chine. Ce barrage hydraulique, le plus grand au monde, a englouti à jamais 15 villes et une centaine de villages.

La mise en scène de la « vallée engloutie » est très épurée. Une grande vasque en verre est posée sur une table carrée. A l’intérieur, se devine un jardin luxuriant fait de fleurs comestibles, de pousses de petits pois, d’herbes rares.

Brusquement, un arrosoir viend rompre cette quiétude en versant un jus d’estragon d’un vert soutenu dans la vasque, évoquant la mise en eau barrage. Le niveau d’eau se stabilise enfin Lentement les fleurs remontent à la surface : le barrage est mis en eau.

On boit à la paille les eaux vertes et l’on mange les fleurs qui flottent à la surface, seul souvenir de cette disparition programmée.

Photos Régine Abadia

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Deuxième Étude

Gélifications

Ce travail crée des petits mondes autonomes, imaginaires toujours à base de nourriture, pétrifiés dans de la gelée.

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La planète inconnue


Photos Régine Abadia

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La cité engloutie


Photos Régine Abadia

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Certains buffets ont été accompagnés de gélifications qui proposaient une autre lecture du thème abordé

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Soirée Hôtel Notre-Dame décoré par Christian Lacroix


Photos Régine Abadia

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Soirée à la Galerie Fraich’attitude


Photos Régine Abadia

Les réseaux sociaux gélifiés

Gaité lyrique

TRIFFLE SOUS INFLUENCE : Gélifications allumées photographiées par THOMAS DHELLEMES pour  la revue CODE d’ACCES.

 » Essaie, c’est magique, du tout naturel qui n’a rien à envier aux pilules chimiques. » Bref, comment un banal dimanche frôle la folie divine. »

Mais c ‘est quoi ces algues dans mon thé ?

Les murs se rapprochent, ils parlent mais je ne les entends pas… Je suis happée par l’immense trou vide. Retenez-moi !

Entre crème anglaise et framboises, J’aperçois un visage de femme. Elle crie. Faites-la taire !

 » Plus jamais, jamais, je ne boirai de la verveine divine le dimanche « .